Connecter une IA aux outils métier de l’entreprise
Un POC pour permettre à un assistant IA d’interroger Dolibarr en langage naturel, au moyen d’outils métier explicitement définis et contrôlés.
POC Kodeva
Contexte
Le point de départ
Les données utiles d’une entreprise sont souvent réparties entre le CRM, l’ERP, les logiciels métier, les documents, les bases de données et les API. Un assistant IA généraliste ne connaît pas ce contexte et ne doit pas disposer d’un accès arbitraire au système d’information.
Kodeva a développé un POC pour étudier une autre approche : donner à l’assistant uniquement des outils métier identifiés, avec une authentification et un périmètre de données maîtrisé. Dolibarr constitue le premier terrain d’expérimentation.
Problème
La friction à supprimer
L’enjeu n’est pas simplement d’ajouter un chatbot. Pour être utile, une IA doit pouvoir retrouver les bonnes informations dans les applications déjà utilisées par l’entreprise, sans contourner leurs règles d’accès.
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exposer seulement les fonctions nécessaires à l’assistant ;
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identifier l’utilisateur et son organisation avant tout accès ;
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éviter de transmettre à l’IA des identifiants techniques ou un accès direct au SI ;
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préparer une architecture capable d’accueillir d’autres connecteurs sans coupler le modèle à un ERP précis.
Solution Kodeva
Le flux mis en place
Le POC réellement développé
Kodeva a construit un serveur MCP en .NET et ASP.NET Core, relié à l’API REST de Dolibarr. Le Model Context Protocol expose à un assistant compatible un catalogue d’outils clairement définis, au lieu de lui ouvrir un accès général à l’application.
Le connecteur opérationnel permet actuellement, en lecture seule, de :
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rechercher des entreprises et consulter la fiche d’un tiers ;
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rechercher des contacts ;
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rechercher des projets ;
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rechercher des propositions commerciales ;
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rechercher des factures.
Un scénario concret
Un utilisateur peut demander à son assistant de retrouver une entreprise, puis de rechercher les propositions commerciales ou les factures qui la concernent. L’assistant choisit l’outil MCP adapté, le serveur interroge Dolibarr et renvoie un résultat structuré que l’assistant peut reformuler. Ce scénario reste volontairement en lecture : le POC ne crée et ne modifie encore aucune donnée.
Une architecture découplée
Utilisateur → assistant IA compatible MCP → outils métier autorisés → serveur MCP Kodeva → API REST Dolibarr.
Cette séparation évite de lier le connecteur à un modèle précis. Elle facilite aussi la réutilisation des outils et l’ajout futur d’autres sources métier.
Pourquoi MCP dans ce contexte ?
MCP sert ici de contrat entre l’assistant et les applications. Chaque outil possède un rôle limité et des paramètres définis. L’assistant ne reçoit ni identifiant de tenant ni clé Dolibarr : le serveur détermine l’organisation à partir de l’identité authentifiée et charge la configuration correspondante côté serveur.
MCP ne garantit toutefois pas, à lui seul, la sécurité. Le POC complète ce cadre par une authentification JWT compatible Keycloak, un endpoint MCP protégé, une isolation par organisation et des outils limités à la lecture. Les autorisations fines par outil, la validation humaine des écritures et la journalisation d’audit font partie des évolutions à construire avant d’ouvrir des actions sensibles.
LLM local et confidentialité
Le serveur MCP est indépendant du LLM : il peut être relié à différents assistants compatibles. Cette séparation permet d’étudier un déploiement avec un LLM local lorsque l’entreprise souhaite mieux maîtriser l’hébergement et les flux de données, ou conserver certains traitements dans son infrastructure.
À ce stade, aucun LLM local n’est intégré ni validé dans le dépôt audité. Il s’agit d’une perspective de sécurité et d’architecture, qui devra être testée selon les modèles retenus, les données manipulées et les contraintes d’hébergement.
Des bénéfices métier à mesurer
Cette approche peut permettre d’interroger des données métier en langage naturel, de réduire certaines recherches manuelles et de créer des assistants spécialisés sans remplacer les logiciels existants. Le POC valide le socle technique ; il ne revendique pas encore de gain de temps ou de retour sur investissement mesuré.
L’objectif n’est pas de remplacer le logiciel métier, mais de permettre à l’IA de travailler avec lui. Le projet mobilise les savoir-faire Kodeva en développement .NET, API, intégration ERP/CRM, sécurité applicative, automatisation et IA.
Résultats et état d’avancement
Ce qui est démontré et ce qui reste à construire
- Démontré —un serveur MCP .NET opérationnel et un connecteur à l’API REST de Dolibarr
- Démontré —six outils en lecture pour les tiers, contacts, projets, propositions commerciales et factures
- Démontré —authentification JWT/Keycloak, endpoint protégé et résolution du tenant côté serveur
- En cours —tests d’intégration authentifiés et amélioration des filtres de recherche Dolibarr
- Perspective —autorisations fines par outil, observabilité et journaux d’audit
- Perspective —écritures avec validation explicite, autres connecteurs, documents et workflows multi-outils
- Perspective —évaluation d’un LLM local pour mieux maîtriser l’hébergement et les flux de données